Eremm Espagne Moderne et médiévale

Seminaire EREMM 2017 - mars

Coordination du  séminaire : Elvezio Canonica

Mercredi 15 mars (13h30-15h30 salle A 210)
Laura Giordano (Barcelone, Universitat Abat Oliva): "Estrategias nicodemitas en la obra de Juan de Avila".
Vincent Parello (Bordeaux Montaigne): "De ollas, lentejas, duelos y quebrantos y palominos en el Quijote. Hacia una estética de la ambigüedad".
 

Mercredi 29 mars (13h30-15h30 salle A 210)
Marc Zuili (Université Saint-Quentin-en Yvelines): "Convaincre et persuader: la lutte contre l'obscurantisme chez Alejo Venegas".

Marc Zuili a édité en 2016 le Dictionnaire français-espagnol et espagnol-français de César Oudin et est spécialiste, entre autres, d'Alejo Venegas moraliste tolédan du XVIe siècle.
Laura Giordano travaille sur la littérature converse des XVe et XVIe siècle (Juan de Avila, Alonso de Cartagena, Teresa de Cartagena, etc.). Elle a publié, notamment, Apologetas de la fe. Elites conversas entre Inquisición y patronazgo en España (siglos XV y XVI), Madrid, Fundación Universitaria Espanola, 2004, et coordonné en 2016 avec Adriano Valero, Reformas y Contrarreformas en la Europa católica (siglos XV-XVII), Estella, Editorial Verbo divino, 2016.

L’argument de l’affect dans l’historiographie médiévale en castillan - EREMM novembre 2016

Affect Eremm
Cette double journée d’Étude -Jeudi 17 et vendredi 18 novembre- à l'Institut Cervantès de Bordeaux organisée par Ghislaine Fournés,  portant sur l’historiographie médiévale en castillan a pour objet  de mettre au jour les représentations et codifications de l’affect afin d’analyser le (ou les) mécanisme(s) qui, dans les chroniques, quelles soient royales ou particulières, fait de l’argument de l’affect, qui n’est pas l’argument ad misericordiam, une preuve. 

Programme en ligne PDF et contact : ghislainefournes[at]gmail.com

En tenant compte des usages sociaux, culturels et, partant, politiques propres à la société castillane médiévale, il s’agira également de discerner dans quelle mesure l’affectif est séparé du cognitif ou, en d’autres termes, dans quelle mesure l’argument de l’affect apparaît (ou non) coupé de la raison. Tenter de répondre à ces questions devrait permettre d’appréhender par un biais nouveau la teneur et la portée, politiques et également littéraires, de cette production textuelle spécifique.

L’art d’argumenter, au Moyen Âge, se fonde essentiellement sur la Rhetorica ad Herennium et sur le De inventione de Cicéron. Vers le XIIIe siècle, en Occident, la grammaire devient la science générale du langage et de l’art verbal, et elle comprend les figures de style (exornationes ou colores rhetorici) ainsi que le commentaire d’œuvres  littéraires (enarratio poetarum) : le discours est bien un instrument de persuasion à travers l’emploi de certaines figures rhétoriques, de topoï, et d’arguments formels et/ou empiriques. Cependant, l’art de l’argumentation suppose également, au-delà du respect de la logique et du recours à une rhétorique particulière, la prise en considération de la relation qui s’instaure entre les partenaires, dans notre cas entre celui qui narre les faits historiques et son destinataire. Il s’agit pour l’historiographe de convaincre, de persuader de la véracité du récit et, surtout, de susciter l’adhésion, intellectuelle mais aussi affective, de son lecteur à son propre positionnement. Parmi les arguments de valeur mis en œuvre dans une triple perspective de légitimation, crédibilité et captation, l’argument de l’affect semble bien être un ressort présent dans les chroniques écrites en castillan du XIIIe au XVe siècle. À rebours de saint Augustin qui regardait l’affect comme l’indicateur par excellence de l’état déchu de l’humanité, les chroniques castillanes n’hésitent pas peindre, et donc à provoquer chez leur public, les différentes strates de l’affectivité, émotions, sentiments, humeurs, afin de conforter la pertinence de leur message, explicite et/ou implicite.  L’argument de l’affect relevant de l’ethos et du pathos apporterait un supplément de preuve au logos et tendrait à capter l’auditoire, en provoquant émotions et réactions.
  

Relier, délier les langues. Formes et défis linguistiques de la communication épistolaire

LETTREmai2016
Colloque organisé à Bordeaux sur le Moyen-Âge et l'épistolaire - Espagne, Italie. France

En partenariat avec l'Institut Cervantès de Bordeaux, les équipes CLARE et pour AMERIBER, EREMM. 19 et 20 mai 2016.

Programme en ligne. PDF.

Coordination du colloque : Elvezio Canonica et Cristina Panzera

Vidéos du colloque International "Satire ménippée et rénovation narrative en Espagne"

L’année 2015 est marquée par le 400e anniversaire de la publication de Don Quichotte, ou plus exactement de sa Seconde partie (1615). Dans le contexte de multiplication d’approches générales sur l’œuvre cervantine, les groupes de recherche de l'EREMM, DIALOGYCA, TELEM et le LAMO ont proposé une rencontre scientifique centrée sur un aspect précis de l’histoire littéraire et du texte cervantin : la satire ménippée.

Le projet du colloque

Comprendre de quelle manière le genre de la satire ménippée, qui servait depuis l'Antiquité à railler les récits épiques comme l'Odyssée, a contribué à faire évoluer la prose espagnole du XVIe siècle jusqu'à permettre l'écriture du Quichotte et la critique des invraisemblables livres de chevalerie.

Hommage à Michel Cavillac

Michel Cavillac, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Saint-Cloud) et ex-membre de la Casa de Velazquez (Madrid), est professeur émérite de l'Université Bordeaux Montaigne. Il est spécialiste du siècle d'or et critique reconnu du récit picaresque.
Le roman picaresque est un genre littéraire né en Espagne au XVIe siècle et qui a connu sa plus florissante époque dans ce pays.

 

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