Intermédialités 2015


Coordination : Amélie Florenchie


Ce séminaire s’inscrit dans la continuité du projet du même nom, né en 2013 et porté par Dominique Breton ; ce projet s’inscrivait lui-même dans la logique d’activités et de travaux scientifiques menés au sein d’AMERIBER en 2011 et 2012 :

  • Une série de séminaires de recherche organisés en 2011 et 2012 par Isabelle Touton et Amélie Florenchie sur la littérature hypertextuelle
  • « L’impact des TIC dans la création/réception de la littérature et du spectacle vivant en langue espagnole », publié dans LETRAL
Dominique Breton, Amélie Florenchie, Isabelle Touton (Projet blanc, Bordeaux 3, 2011-2012)

  • « Corpus numérique judéo-espagnol » Ana Stulic, Soufiane Rouissi (Contrat quinquennal, 2011-2015
  • « Le numérique au service du patrimoine séfarade »  Ana Stulic, Soufiane Rouissi (Projet blanc, 2013)
En 2013-2014, le projet regroupait les membres de trois équipes de recherche bordelaises, AMERIBER, CLARE et MICA, et de deux établissements externes, l’Université de Toulouse-le-Mirail (LLA CREATIS) et l’Université de Lausanne. Les activités principales ont été :

-          des séminaires de recherche organisés en direction des collègues, membres associés au projet, et des étudiants de Master et Doctorat ;
-          des missions effectuées en France et à l’étranger ;
-          une JE organisée en décembre 2013 sur l’Intermédialité dans le monde hispanique,
-          un colloque international organisé à l’UNIL en octobre 2014 (auquel ont participé 4 enseignants-chercheurs bordelais)
-          et une JE organisée en mars 2015 à Toulouse II (à laquelle participe 1 enseignan-chercheur bordelais).

Une publication est prévue en 2015, intitulée Estudios intermediales: nuevos dispositivos enunciativos en el mundo hispánico en el s.XXI.
L’objectif du séminaire, dans la continuité du projet, est de s’intéresser aux différentes formes énonciatives, dans le contexte numérique au sens large, en privilégiant la question du mélange, de la juxtaposition ou encore de l’imbrication d’éléments de sens appartenant à différentes modalités d’expression. Au croisement de l’analyse de l’impact des TIC dans le domaine culturel, artistique et littéraire hispanique, d’un côté, et l’étude des possibilités du numérique dans le traitement et la valorisation d’une langue, de l’autre, se situe le problème du dispositif énonciatif.
On entend explorer ici la notion de « dispositif » en tant que circuit configuré de façon à permettre la circulation d’un « message » (tel que l’entend Roman Jakobson) entre un émetteur et un récepteur, via un « canal », et tenter de mesurer l’impact produit par la présence des technologies dans ce processus de transmission. En effet, selon qu’il s’agit d’un message à dominante artistique diffusé sur le web (un poème, un roman-blog, …), d’un échange bref ou instantané (SMS, « tweet »…), d’une pratique pédagogique (cours en ligne, forum entre enseignant et étudiants…) ou de messages à caractère publicitaire ou informatif (une fenêtre publicitaire sur notre écran d’ordinateur, une page web de titres d’actualités en « temps réel »…), le support technologique peut modifier voire bouleverser le rapport entre émetteur et récepteur, et par là-même, le contenu du « message ».
La question de l’impact des TIC sur les dispositifs énonciatifs se pose théoriquement depuis plusieurs décennies, mais dans la pratique depuis les années 1990 à la faveur du développement exponentiel des outils numériques et du réseau Internet.
Les chercheurs qui, dans différentes disciplines (littérature, sociologie, linguistique, sociolinguistique, psychanalyse, arts et médias, information et communication, histoire, philosophie… ) se passionnent aujourd’hui pour ces questions, sont parfois divisés sur l’impact réel de cette révolution technologique, certains avançant l’idée d’un profond bouleversement né de la prolifération de ces nouveaux outils, d’autres, au contraire, affirmant que celui-ci est plus spectaculaire et superficiel que profond, ces « nouvelles » technologies ne faisant finalement que prolonger ou amplifier des dispositifs déjà bien connus tout en nécessitant un regard particulier sur les dispositifs et les statuts des acteurs (lecteur, spectateur et auteur).
Ce séminaire se propose donc de revisiter les différentes formes d’intermédialités à travers des approches croisées, dans une approche transversale: linguistique, littérature et sciences de l’information et la communication, mais aussi pluriculturelle : monde hispanophone, anglophone, francophone, etc. Les travaux menés dans les trois universités partenaires Bordeaux Montaigne, Toulouse II et Lausanne renforcent cette approche interdisciplinaire s’inscrivant dans le champ des « Humanités digitales » (le 4ème axe de recherche de l’UBM). S’attachant aux formes énonciatives intermédiales dans le numérique, le séminaire prévoit la mise en place de protocoles d’observation de dispositifs énonciatifs de nature diverse de façon à pouvoir les identifier, les décrire et les classer.

Calendrier des activités pour 2015

 - le 20 mars, Dominique Breton, pour une conférence intitulée « La question du dispositif énonciatif dans les créations théâtrales intermédiales » de 10h30 à 12h30 en salle C105.- le 17 avril, Olivier Le Deuff interviendra sur les dispositifs énonciatifs dans les médias d'information.
- le 22 mai, Nicolas Labarre interviendra sur les dispositifs énoncicatifs dans les poetry comics.
- décembre 2015 : publication de Estudios intermediales (1) aux éditions Orbis Tertius.